Si j’avais un char, il carburerait aux déchets…

Le printemps arrive enfin et je pourrai recommencer à voyager à vélo.  Je n’ai pas d’auto, choix personnel, mais si j’en avais un, je crois qu’il carburerait aux déchets. Pas sous n’importe quelle forme, s’entend!  Sous forme d’éthanol, fabriqué à partir de déchets agricoles (vieux plants séchés), copeaux de bois, vieux poteaux électriques et autres déchets biologiques.

Ces dernières années, la recherche de carburants alternatifs avait apporté différentes idées, pas toujours si intéressantes que cela du point de vue environnemental.  Un exemple qui me vient en tête: l’éthanol produit à partir de champs de maïs… Enlevons de la nourriture à Jacques pour remplir le gros char de Gérard! J’accueille donc favorablement les nouvelles d’investissements de plus de 50 millions de $ dans une compagnie québécoise située en Estrie, Énerkem!

Le procédé est relativement simple: les déchets sont broyés, puis passés dans un four à 700C et à 10 atm.  Là, les composés sont oxydés.  Par la suite, les gaz sont nettoyés à la vapeur d’eau, histoire d’enlever certains indésirables comme l’ammoniac.  Finalement, des réactions catalysées se déroulent en fonction des produits désirés.  Résultat: de l’éthanol, du méthanol, du biodiésel, de l’éther etc.

L’éthanol, on s’en souviendra, produit moins de CO2 à la tonne que l’essence.  De plus, les déchets de départ auraient produit du méthane (CH4) en se décomposant, ce qui diminue encore plus la production de gaz à effet de serre.

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Participation au concours pédagogie environnement

Les 19 et 20 février dernier, deux étudiants du programme des sciences de la nature ont participé au concours « Pédagogie environnement », organisé par le Cégep de Rosemont et l’AQPERE.  Annie Pacitto-Allard et Rémi Comte-Duvernay ont présenté un kiosque portant sur le cycle du carbone et les changements climatiques.

Ce concours est organisé depuis 11 ans et rejoint près de 80 participants présentant des projets dans diverses catégories dont l’éducation et la sensibilisation, la recherche et l’expérimentation et les projets d’étudiants provenant de programmes spécialisés.

Près de 800 visiteurs ont donc pu en apprendre davantage sur divers sujets dont les effets des détergents pour nettoyer les voitures.

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Vivement le soleil!

Au Québec, près du quart de la population souffrirait, à des degrés divers, du « blues hivernal ».  Par contre, pour environ 10% de la population, il s’agit davantage d’une dépression hivernale.

Les symptômes vont de l’augmentation du nombre d’heures de sommeil, au manque d’énergie pour accomplir les tâches quotidiennes, en passant par les crises de bouffe sucrée, la prise de poids, les difficultés de concentration et une baisse de la libido.  Tout cela, d’octobre à mars, lors des mois d’école!  Les symptômes doivent être présents deux hivers consécutifs et, bien sûr, disparaître au printemps!

La cause de ce trouble serait la synthèse moins prononcée de la mélatonine, une hormone impliquée dans la régulation des cycles de l’éveil.  L’absence de soleil serait impliquée ici.  Pour y remédier, des lampes de luminothérapie, produisant 10 000 lux (au lieu de 2000 pour la lumière hivernale)  sont efficaces pour 60 à 80% des personnes affectées.  On parle aussi de simulateurs d’aube, pour se réveiller en douceur.

D’autres études mentionnent des comprimés de mélatonine, l’hormone impliquée, mais les tests ne sont pas encore complétés.  L’activité physique pratiquée à l’extérieur, de jour, pourrait également aider.  Vite, la récréation pour tous!  Finalement, des tests sur le rôle de la vitamine D, également synthétisée par le soleil sont en cours.

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Les bienfaits de la vitamine D

Prendre une pause… c’est santé!

Surtout si vous allez la prendre à l’extérieur!  Qui d’entre vous avez réussi à obtenir le bonus de la semaine 2 du défi Santé qui nous invitait comme suit :

Nous sommes au coeur de l’hiver, alors profiter de l’extérieur lors de vos pauses avec vos collègues cette semaine.

En fait, il s’agit aussi de faire le plein de notre dose quotidienne de soleil et pas juste pour maintenir notre moral ou pour  nous soulager des troubles affectifs saisonniers.  Il s’agit plutôt de faire le plein de Vitamine D, qui est synthétisée par notre corps lors de nos expositions au soleil.

Les recherches s’accumulent au sujet de cette précieuse vitamine.  La Société canadienne du cancer recommande de prendre des suppléments  de 1 000 UI (25 µg) par jour de vitamine D3 en automne et en hiver et durant toute l’année si vous allez rarement à l’extérieur. 1 De plus, les études ont déterminé qu’il y a un lien direct entre la présence de vitamine D dans le corps et les maladies suivantes; maladie de Crohn, maladie de Parkinson, sclérose en plaques, polyarthrite rhumatoïde, diabète de type 1 et bien entendu, de plusieurs cancers communs.

Phénoménal non?  Alors qu’est-ce qu’on attend pour aller saluer « Galarneau »?  N’oubliez pas qu’il est préférable de ne pas avoir de lotion protectrice sur les parties du corps qui seront exposées pour une dizaine de minutes.   Mais là aussi, les risques de cancer de la peau nous exhortent à faire attention!

1Source : Site web, Salle des nouvelles : « La Société canadienne du cancer annonce ses recommandations concernant la vitamine D »/ 08  juin  2007 – TORONTO

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Une pandémie à causes multiples: l’obésité

On a fait grand cas de la grippe H1N1 cet automne, avec campagne de vaccination massive.  Maintenant qu’on constate que le virus est moinsvirulent que prévu (ce qui avait été également constaté au printemps dernier en Amérique latine…), les gouvernements et l’OSM doivent répondre de leurs actes: ont-ils cédé trop rapidement aux pressions des compagnies pharmaceutiques?

Pendant tout ce temps, personne ne parle de la plus grande pandémie à l’échelle mondiale: l’obésité.  Bien sûr, on nous rappelle de temps à autre l’importance de bien manger et de bouger, mais parfois, il faudrait simplement MOINS manger!  Il faut souligner des initiatives locales, comme l’amélioration des menus de cafétéria (sans malbouffe) ou des défi santé, mais on attend encore une vraie politique de réduction de l’obésité, qui impliquerait une amélioration des conditions des piétons en banlieue (où il n’y a pas de troittoir dans plusieurs villes), une réduction des portions offertes, des produits « de remplissage » comme l’amidon, et autres, de l’aide au sport amateur pour les enfants, etc.  Malheureusement, la prévention n’a pas toujours la cote, car elle coûte moins cher et ses effets sont souvent difficiles à percevoir.

La revue scientifique Obesity offre un numéro gratuit. On y retrouve des articles intéressants sur la relation entre l’obésité à 25 ans et à 40 ans et une retraite prématurée (avant l’âge prévu) pour des raisons de santé, la diminution des symptômes de dépression des jeunes femmes suite à l’augmentation de l’activité physique, même minime, ainsi que le fait que les gens qui subissent un stress mangent généralement plus de produits sucrés et gras, surtout s’ils ne peuvent contrôler le paradoxal « manger sans avoir faim ».

Dans la même lancée, Wiliam Reymond lance cette semaine son livre « Toxic food, enquête sur la nouvelle malbouffe », où il aborde les problèmes causés par les produits ajoutés dans nos assiettes et plats préparés.  Je le lis et je vous en reparle!

E.B.

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L’aventure humaine: des molécules à la culture

Ce livre décrit comment l’humain est devenu ce qu’il est, à travers l’évolution des primates et de leurs comportements.

Les premiers chapitres décrivent le fonctionnement de la génétique, de l’ADN et de la sélection naturelle.  Par la suite, le contexte qui a mené à la diversification des primates et des hominidés est expliqué en détail.  Les comportements de différents singes, observés dans leur milieu naturel, sont analysés sous l’angle de la sélection naturelle et de la transmission des gênes.  Parmi ceux-ci, on retrouve l’altruisme, qui demeure encore presque une énigme pour les biologistes.

Finalement, les derniers chapitres sont consacrés à l’anthropologie et à l’apparition des premières civilisations, mais toujours avec une perspective biologique.

Un livre à lire, pour en comprendre un peu plus sur l’animal que nous sommes.

Il est disponible à la bibliothèque du cégep à la cote: 599.938  B789a

Lien:

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Des routes en panneaux solaires?

Bienvenue dans le monde de la techno fiction!  Une compagnie états-unienne a récemment reçu une subvention pour développer un prototype de route qui produirait de l’électricité.  Tout un défi!

Il faut d’abord que la surface laisse passer la lumière tout en étant assez rugueuse pour permettre une adhérence adéquate des véhicules et assez solide pour le passage des dix-roues.  Elle doit aussi s’auto-laver facilement, sinon la lumière ne passera plus.  Et que dire des hivers et du déneigement?

D’accord, l’électricité produite pourra recharger des automobiles électriques.  Oui, le bitume se fera de plus en plus rare, au fur  et à mesure que s’épuisent les ressources de pétrole.  Mais que fera-t-on des panneaux solaires quand leur durée de vie estimée (21 ans) sera dépassée?

Avant de voir très grand, (les constructeurs parlent de toutes les autoroutes) on ne pourrait pas commencer par un petit stationnement de rien du tout, pour voir si ça fonctionne?

ET le bruit?  Le béton a remplacé avantagement l’asphalte à cause de sa plus garnde durabilité, mais il a moins d’adhérence et il est fort bruyant.

La subvention reçue est de 100 000$, de quoi payer un ingénieur et du matériel pendant un an…  Ce n’est pas une aide faramineuse!  Est-ce que ça vaut la peine de dépenser si peu pour une technologie?  Est-ce le signe qu’on n’y croit pas?

En fait, c’est bien beau de rendre les technologies liées à l’automobiles moins polluantes, mais serait-il plus facile de modifier, de réduire notre dépendance face à ce moyen de transport?  Quand on lit le dépliant de la compagnie, on se dit que c’est trop beau pour être vrai… On s’en reparle dans 10 ans?

Lien vers le constructeur

Constitution

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Merci Gérald, Jacques, Jean-Paul et Louise pour toutes ces années!

Le 29 janvier dernier, le départ à la retraite de trois enseignants au département des sciences de la nature a été souligné.

Gérald Jetté, lors de l'hommage présenté par Louise Bélisle

Gérald Jetté a enseigné la physique durant de nombreuses années, y apportant sa bonne humeur, sa rigueur et son regard allumé.  Il est également un joueur de badmington émérite!

Jean-Paul Vallières, lors de son hommage présenté par son ancien collègue Gérald Jetté.

Jean-Paul Vallières a également enseigné la physique au cégep Marie-Victorin.  Même s’il a des allures de capitaine Haddock, il a un caractère égal et une patience sans borne avec ses étudiants…

Jacques Ranger, lors de son hommage présenté par Lisette Richer.

Jacques Ranger a enseigné la biologie avec minutie et précision (mais surtout avec passion!) durant 25 ans.  Sa grande patience et sa disponibilité sont légendaires…

Lors de cette soirée, la direction a également souligné les 15 et 25 ans de service de plusieurs employés, dont Louise Bélisle, notre technicienne en chimie. Son dynamisme, son écoute et son sourire chaleureux font l’unanimité chez les étudiants.

Louise Bélisle en compagnie de la directrice générale, Mme Nicole Rouiller

Merci Gérald, Jacques, Jean-Paul et Louise pour toutes ces belles années!

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Les conséquences climatiques d’une éventuelle guerre nucléaire

Enfant, la guerre froide et la menace nucléaire peuplaient notre imaginaire collectif.  Des films comme « The day after »  ou « Dr Strangelove »  illustraient les craintes des conséquences d’un tel bombardement.  Depuis, la folle course à l’armement entre les deux blocs s’est ralentie, mais d’autres pays ont acquis ces terribles armes.  La menace demeure en bruit de fond…

La Commission internationale pour la non-prolifération et le désarmement nucléaires, créée en 2008, vient de publier un rapport sur les conséquences climatiques de possibles conflits régionaux, par exemple le conflit indo-pakistanais.  Si celui-ci éclatait, près de 50 millions de personnes en mourraient sur le champs, tandis que 5 millions de tonnes de cendre réduiraient l’ensoleillement d 7 à 10% sur toute la planète, de quoi refroidir tout le globe!

Cet hiver nucléaire, comme on l’appelait à l’époque, pourrait créer davantage de problèmes encore si les deux anciennes puissances nucléaires, qui n’ont pas encore détruit tout leur stock, se bombardaient (comme dans Dr Strangelove!).   On aurait alors 150 millions de tonnes de cendre, de quoi réduire l’ensoleillement de 70% dans l’hémisphère nord.  Selon la simulation de l’équipe australo-japonaise, l’énergie solaire qui atteindrait les plantes serait insuffisante pour nourrir la population survivante.  Durant plus d’une décennie, humains et animaux mourraient d’inanition…

Ouin!  Peu encourageant tout cela, notamment en raison du nombre de pays en possession de l’arme nucléaire qui augmente  à chaque décennie, dont certains qui sont au coeur d’un conflit.  Peut-on espérer que le fameux « s’armer pour la paix » cesse enfin?  Peut-être aussi que ce rappel des conséquences possibles, avec des simulations plus réalistes que par le passé, permettra à certains esprits belliqueux que lorsque l’on crache des armes nucléaires au loin, les cendres finissent toujours par nous retomber sur le nez!

Elaine Bélanger

Article original du Devoir

Rapport de la commission

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L’histoire du cerveau

Depuis l’antiquité, l’esprit et la conscience fascinent les humains.  Comment la biologie et les neurosciences peuvent-elles expliquer ces phénomènes?  Dans ce livre, on découvre les multiples chemins et détours que les médecins et scientifiques de diverses époques ont empruntés, parfois en se trompant, parfois en apportant des idées lumineuses.  Les conceptions s’affrontent et les mieux démontrées ne sont pas toujours celles que la science officielle du moment retient.

L’auteur, André Parent, est professeur d’anatomie et de neurosciences à l’Université Laval.  Il raconte l’évolution des descriptions  anatomiques de ce fabuleux organe, agrémentées des illustrations des documents d’époque.  Le lecteur revit certaines expériences marquantes ce voyage à travers les méandres de l’esprit, en comprenant les causes des fausses routes.

Un livre à lire pour tous ceux qui veulent en savoir un peu plus sur notre centre de contrôle.

Le livre est disponible à la bibliothèque du cégep, sous la cote: 612.82    p228h

Les presses de l’université Laval

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